Exposition

Dessillement : le PhotoClub ULiège invite à ouvrir les yeux


Dans Campus Culture

Photo Paule Legrand

Les photographes peuvent être des voyants
dont le regard dessille les paupières cousues.

                Véronique Daine

Ce qui caractérise notre PhotoClub universitaire est sans aucun doute la très grande diversité des univers des membres qui le composent, ce qui transforme chaque exposition en un voyage toujours étonnant de découvertes. Quels que soient le sujet et la technique mise en œuvre, tous ces photographes ont cette merveilleuse capacité de poser sur le monde qui nous entoure un regard singulier, aiguisé et révélateur. Ils nous donnent à voir ce que nous ne voyons pas et partagent leurs émotions en attirant notre regard sur des détails, des expressions, des reflets, des couleurs, des ambiances qui échappent à tout le monde. L’exposition 2018 du PhotoClub, proposée du 8 au 16 septembre, dans le cloître de la Cathédrale, dessillera, une fois de plus, nos paupières cousues. Une expérience passionnante.

 

Un cadrage inattendu, un plan plus rapproché et des détails de structures prennent des allures d’abstraction géométrique que la lumière transforme (photos 1, 2, 3, 4). Des gros plans mettent en évidence des formes étonnantes, toutes en courbes, sublimées d’éléments d’ombres et de couleurs (5,6,7) ou donnent à voir des figures et textures étranges (8,9).

Quelquefois, ce qui attire l’œil dans la photo, c’est un ensemble de lignes parallèles —  d’une barrière, d’un bâtiment, ou même des cordes d’un piano — qui conduisent le regard.(10,11,12). D’autre fois, c’est un brouillard qui floute un paysage et procure un sentiment de sérénité et d'appaisement (13 à 16).

La photo peut parfois arrêter le temps, fixer un moment fugitif pour permettre au visiteur de s’imprégner de scènes prises sur le vif, transmettre les émotions des personnes représentées mais aussi celles qui ont guidé l’artiste à ce moment-là (17 à 22). C’est aussi d’émotion qu’il est question dans les images de paysages accentués de lumières (23 à 27) et d’interrogations face à des chemins, couloirs ou escaliers conduisant vers un ailleurs mystérieux, comme une invitation (28 à 30).  

Le noir et blanc brouille des codes entre ombre et réalité (31). Il apporte aussi une esthétique différente et confère (ou révèle ?) une certaine noblesse à des scènes quotidiennes (32 et 33). Ailleurs, ce sont les éléments de couleur dans une image noir et blanc qui subliment le sujet et le font apparaître autrement (34,35,36).

Sur d’autres clichés, c’est un coup d’œil que le photographe veut partager, un élément qui focalise le regard sur un autre (37 à 39), un reflet révélateur (40), une mise en scène particulière (41), une scène presque surréaliste (42). Les artistes ont saisi à un moment précis, une conjonction momentanée d'éléments, qui montre la réalité sous un jour différent.

Si on se donne le temps de regarder chacune des photos exposées, si on veut bien ouvrir les yeux — « dessiller nos paupières cousues » — pour y capter quelques intentions de l’artiste, c’est tout un autre monde qui s’offre à nous. C’est là l’invitation du PhotoClub universitaire, invitation remarquablement illustrée sur son affiche par une superbe procession de poires, que seule la photographie pouvait à ce point sublimer.

 

Infos pratiques

Du 8 au 16 septembre 2018
Cloître de la Cathédrale Saint-Paul de Liège
(entrée par la rue Bonne Fortune)
Ouvert tous les jours de 13h à 17h - Entrée libre

Vernissage le samedi 8 septembre à 14h. Invitation cordiale à tous !

Le site du PhotoClub universitaire IMAGE  présente les images des expositions annuelles précédentes. Bonne visite !

 

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