Faculté des Sciences Appliquées

Bourse Pisart : 31 étudiants à l'honneur

10 décembre 2018


Dans Enseignement Prix, bourses et distinctions

La cérémonie de remise des bourses Jury Pisart se tenait ce lundi 10 décembre en Faculté des Sciences Appliquées. Elle a mis à l'honneur 31 étudiants inscrits en 1er bloc du bachelier en ingénieur civil, saluant leurs résultats scolaires durant leurs études secondaires ainsi que leur motivation à entreprendre des études d'ingénieur.

L'heure était à la fête ce lundi 10 décembre en Faculté des Sciences Appliquées. L'Institut de Mécanique et Génie civil vibrait au son de l'Orchestre des Ingénieurs de l'ULiège à l'occasion de la cérémonie de remise des bourses du Jury Pisart. A l'honneur : 31 étudiants de 1er bloc du bachelier en ingénieur civil, issus de 21 établissements secondaires différents, entourés de leurs parents et professeurs, lauréats de l'édition 2018.

Ils ont été accueillis par le Professeur Pierre Wolper, Recteur de l’Université, le Professeur Dominique Toye, Vice-Doyenne à l’Enseignement de la Faculté des Sciences Appliquées et le Professeur Benoît Heinrichs, Président du Jury Pisart. Les membres du Jury et de nombreux enseignants et membres des services administratifs de la Faculté et de l’Université étaient également présents pour les féliciter. Parmi ces lauréats : Louis, Lola, Théo, Jérôme et Tim livrent leur témoignage.

Une bourse pour des rhétos futurs ingénieurs ultra-motivés

Ouvertes aux étudiants de rhéto souhaitant entreprendre des études d'ingénieur à l'Université de Liège, ces bourses d’entrée visent à récompenser, tout en tenant compte de la situation sociale des candidats, les résultats scolaires mais également et surtout la motivation pour les études d'ingénieur.

"La société a besoin d’ingénieurs et ce besoin ne cesse de croître chaque année, rappelle le Professeur Dominique Toye, Vice-Doyenne à l’Enseignement de la Faculté des Sciences Appliquées. Nous avons diplômé en 2018 environ 30% des ingénieurs en Fédération Wallonie Bruxelles et sommes heureux d’accueillir 212 nouveaux étudiants cette année dont – et c’est un record historique – plus de 30% de jeunes filles. Cela représente le taux le plus élevé en FWB. C’est une bonne nouvelle car il y a de nombreux débouchés pour les femmes ingénieur et la mixité dans la profession est un réel atout. Les ingénieurs de demain vont devoir mettre au point des outils mais surtout s’atteler à des problèmes d’actualité où les défis à relever seront nombreux, comme la transition énergétique et la transition des matières premières, par exemple, avec la gestion des « mines urbaines » que sont les déchets. On recherche des ingénieurs dans toutes les disciplines, vous aurez le choix ! "

Au total, c'est un montant variant de 800 à 2000 € (selon l'éloignement géographique de leur domicile) qui est octroyé aux candidats par un jury spécial composé de représentants des établissements de l’enseignement secondaire, des professeurs de bachelier ingénieur et des membres du jury Pisart. Une aide financière des plus appréciables à l'entame d'un parcours universitaire au long cours.

Un lien avec les professeurs du secondaire

« La Bourse Pisart, explique le Professeur Heinrichs, Président du Jury, c’est aussi l’occasion de resserrer les liens entre notre Faculté et les professeurs du secondaire. Ils jouent un rôle déterminant dans l’accompagnement des élèves et se muent souvent en véritables coachs pour les préparer au mieux à l’examen d’entrée. Ils leur transmettent leur passion pour les mathématiques et leur motivation. Ce sont d’ailleurs souvent eux qui les informent de l’existence de la bourse. Nous leur sommes extrêmement reconnaissants pour l’excellent travail qu’ils fournissent. »

Se souvenir de Fernand Pisart et encourager à faire de même

Monsieur le Recteur, le Professeur Pierre Wolper, a quant à lui rappelé l’importance du mécénat comme source de moyens pour faire évoluer l’université et donc notre société. « Fernand Pisart, explique-t-il a été diplômé ingénieur des mines de l’Université de Liège en 1902 et a mené une très belle carrière industrielle. A son décès, son épouse lègue sa fortune à l'Université de Liège, aux fins exclusives de former une ou plusieurs bourses d'études, dénommées "Bourses Fernand PISART", au profit de la Faculté qui avait diplômé son mari. Ce type de dons, moins fréquent que dans le domaine de la santé, par exemple, est pourtant extrêmement utile car en renforçant la qualité de la formation, on peut agir de manière certes moins directe, mais tout aussi efficace pour faire progresser notre société. »  Monsieur le Recteur a conclu en encourageant vivement les jeunes à suivre l’exemple de Fernand Pisart.

Quelques lauréats témoignent

Parmi les 31 jeunes lauréats récompensés, Louis, Lola, Théo, Jérôme et Tim. Découvrez ci-dessous leurs réactions "à chaud".

"Les professeurs nous tirent vers le haut"

Louis Denis, ex-rhéto à la Pater Damian Schule Eupen

Après avoir suivi des études secondaires en allemand, Louis s’est rapidement adapté à l’enseignement en français. « Je voulais être ingénieur et j’avais la meilleure université à côté de chez moi alors je n’ai pas hésité :). C’est sûr que le premier mois j’ai dû me réadapter un peu au français mais ça a été très vite et ce n’était pas une difficulté majeure. Je vis en kot et j’ai même fait mon baptême ! Mais je n’ai jamais raté un seul cours. Les changements sont nombreux et je vis très bien cette autonomie. Je me plais beaucoup à Liège et les professeurs nous tirent vraiment vers le haut : c’est passionnant. »

"Une reconnaissance de mon travail"

Lola Charles, ex-rhéto au Collège Saint-Roch Ferrières

"C’est mon prof de math qui m’a parlé de la bourse. C’était du travail mais ça en valait vraiment la peine", explique-t-elle. Scientifique et matheuse, avant de se décider pour des études d'ingénieur, Lola a hésité avec les études de gestion également. "J'ai finalement opté pour ingénieur car je suis très curieuse et je pense que je vais apprendre énormément de choses intéressantes dans cette formation. Je n’ai pas encore de rêves ou d’envies particulières pour plus tard. C’est justement le fait qu’on peut tout faire après qui me plait ". Ses parents à ses côtés, tous deux romanistes, sourient : « Ce n’est pas évident pour nous de tout comprendre, les maths n’étaient pas notre matière préférée ;)… Pour cette raison, nous sommes encore plus fiers d’elle. » 

"De l’entraide entre étudiants mais aussi de la part des professeurs"

Théo Delvaux, ex-rhéto au Collège Royal Marie-Thérèse de Herve

« Chez nous, on adore résoudre des problèmes. Mon cousin est bioingénieur et travaille aujourd’hui en Australie. J’ai aussi un frère ingénieur industriel… Mais de mon côté c’était la formation d’ingénieur civil qui m’attirait. Je suis venu à une journée portes ouvertes et j’ai vraiment été attiré par l’aérospatiale. C’est ce qui m’a poussé à faire mon choix. Aujourd’hui, je crois que j’ai déjà changé d’avis. Pas pour la formation d’ingénieur civil mais plutôt pour mon orientation future. Nous avons eu une « conférence métier » par un ingénieur civil des constructions et en l’entendant parler j’ai eu comme une révélation. C’est ça que je veux faire ! J’ai eu l’impression de retrouver le plaisir de mon enfance quand je jouais aux Kalpa. On verra ! J’ai encore le temps et le choix se fait très progressivement. Pour Théo, les études sont très intéressantes même s’il faut s’accrocher. « On n’est pas dans un esprit de compétition. Il y a énormément d’entraide entre les étudiants et les professeurs font tout pour nous amener à réussir. On peut leur poser des questions quand on veut, ils sont très accessibles »

« Je m’investis à fond »

Jérôme Adriaens, ex-rhéto au Collège Royal Marie-Thérèse de Herve

La formation d’ingénieur c’est un peu une histoire de famille chez lui : « Mes parents et mon frère ont fait des études d’ingénieur civil à l’Université de Liège. Ils sont passionnés par leur métier. Il faut croire que c’est contagieux car ils m’ont vraiment donné l’envie de faire comme eux. » Jérôme était bien préparé. « Mon professeur de math donnait des cours à Herve le samedi matin afin de nous préparer aux questions de l’examen d’entrée. On utilisait des fascicules de l’université reprenant les questions réellement posées les années précédentes, c’était très pratique. Je ne dirais pas que c’est facile mais si on se prépare bien et qu’on travaille, ce n’est vraiment pas insurmontable. Il n’y a pas de surprise, on sait à quoi s’attendre. » Quant à son avenir, Jérôme l’imagine dans le domaine de la recherche : « Je sais que c’est moins courant mais mon rêve c’est vraiment de faire de la recherche, dans le domaine de la robotique. Je m’investis à fond. »

« Les infrastructures sont impressionnantes »

Tim Gabriel, ex-rhéto à l’Athénée Royal Ardennes-Hautes-Fagnes

Ce qui a décidé Tim, c’est plutôt un attrait pour les matières : « En fait, je ne savais pas trop quoi faire mais comme j’aimais beaucoup les maths et la physique, je me suis dit que la formation d’ingénieur pouvait être une belle opportunité. C’est mon prof de maths qui m’a parlé de l’éventail des métiers. Après ces premiers mois je me rends compte que c’est tout à fait ce qui me correspond. » L’image que Tim se faisait de la formation ne correspond pas vraiment à la réalité « J’imaginais des professeurs distants à qui on n’oserait pas parler. Ce n’est pas du tout le cas Ils sont super agréables et très accessibles. Ils veulent vraiment qu’on comprenne la matière et surtout, ils nous poussent à être actifs, à participer et à réfléchir par nous-mêmes pour nous dépasser. Je suis aussi très impressionné par le cadre de vie. La grandeur du campus, les bâtiments, les infrastructures, les lieux pour étudiants… tout est superbe, je m'y sens bien. »

(c) Michel Houet - ULiège 2018

Le travail des étudiants moniteurs également salué

A travers ses différentes bourses de soutien pédagogique, le Jury Pisart met également à l'honneur les étudiants participant à l'encadrement des cours de premier et deuxième cycles de la Faculté des Sciences Appliquées.  « Au total, explique le Professeur Heinrichs, ce ne sont pas moins de 2300 heures qui sont financées par le Fonds Pisart, ce qui représente 30% du budget d’encadrement par les élèves moniteurs en Faculté. »  Le jury sélectionne ses lauréats parmi tous les étudiants-moniteurs actifs en FSA sur base de critères d’attribution liés aux résultats académiques et à la motivation de ceux-ci. Félicitations à eux également !

 

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Madame Cécile Duchesne - + 32(0) 4 366 27 01 - info.pisart@uliege.be

 

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