Travail au corps ! La souffrance, une fatalité ?
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Dans le cadre d'un cycle de conférences interfacultaires consacrées au Travail en transition(s) et proposé par la Maison des Sciences de l'Homme de l'ULiège, un exposé par Éric GEERKENS et Isabelle HANSEZ
« Le travail, c’est la santé » proclame la maxime populaire. Cela paraît presque naturel, tant le travail semble occuper une place de choix dans nos vies et dans la structuration du quotidien. Il est également un élément majeur de reconnaissance sociale, de construction identitaire, en témoigne l’invariable question : « et toi, tu fais quoi dans la vie ? ».
Pourtant, le travail est historiquement associé à la souffrance et à diverses atteintes au corps. Nous avons tous en tête l’image de Charlie Chaplin dans « Les Temps modernes » travaillant à la chaîne dans une chorégraphie cadencée de gestes répétitifs : oui, ces ouvriers devaient souffrir. Cela veut-il dire qu’avec la robotisation et l’automatisation des tâches, ce n’est effectivement plus le cas aujourd’hui ou doit-on plutôt penser que la pénibilité a changé de forme ? Peut-on éviter cette souffrance et/ou la prévenir ? Est-elle une fatalité ?
À propos des conférenciers
Docteur en philosophie et lettres (orientation: histoire), Éric GEERKENS a également obtenu un diplôme complémentaire en science économique. Il oriente ses activités de recherche vers le terrain de la santé au travail qu'il inscrit durablement dans le champ de l’histoire sociale.
Isabelle HANSEZ est professeur de psychologie du travail et dirige l’Unité de Valorisation des Ressources Humaines de l’Université de Liège. Elle mène notamment des recherches sur le burnout, sur l’impact des pratiques de flexibilité sur le bien-être au travail, sur la conciliation vie privée - vie professionnelle ou encore sur l’impact du stress sur les accidents de travail.
À propos du cycle de conférences interfacultaires Le travail en transition(s)
Figure réalisatrice ou aliénante, graal pour les uns, figure de repoussoir pour les autres, le travail reste aujourd’hui une norme incontournable. S’il est à la fois un moyen de subsistance et une part essentielle des occupations de chacun, il est pourtant difficile de le définir de manière consensuelle, tant chacun peut y voir des choses différentes.
Qu’est-ce que le travail et peut-on/doit-on s’en passer ? Est-il une sorte de « charme » dont nous serions prisonniers ? S’agit-il d’investir d’autres espaces, d’autres activités collectives et/ou individuelles ? Ou au contraire, le travail est-il un possible espace d’expression de soi et de concrétisation d’enjeux démocratiques ?
Pour traiter des différentes facettes du travail, six Facultés de l’ULiège vous donnent rendez-vous en 2019 !
