L'ULiège à la Pride : parade solidaire, festive et colorée !
L'Université de Liège était présente à la Pride ce 29 août : une parade hautes en couleurs pour réaffirmer l'engagement de l'institution en faveur des droits LGBTQIA+.
Université publique ouverte sur le monde et ancrée dans le développement scientifique, culturel et économique de sa région, l'ULiège s'appuie sur ses trois piliers : l'enseignement, la recherche et le service à la collectivité.
L'ULiège forme des citoyens responsables, dotés de connaissances de pointe et d'un esprit critique, capables de partager les savoirs et de faire progresser un monde de plus en plus complexe.
L'ULiège développe et valorise une recherche d’excellence, pluridisciplinaire et en prise directe avec ses enseignements.
L’ouverture au monde est au cœur des priorités de l’Université de Liège. L’institution propose de nombreuses formules de mobilité internationale tant à ses étudiants qu’à ses chercheurs et son personnel, permettant ainsi à chacun de renforcer ses compétences transversales et sa connaissance des langues.
L'ULiège : une expérience à vivre au quotidien. Implantée dans 3 villes et 4 campus, l'université est un acteur incontournable en termes d'environnement et de mobilité.
En cette période de confinement, avec les écoles à l’arrêt et les consultations en cabinets médicaux globalement suspendues, la question du suivi en logopédie se pose pour de nombreux patients. Quelle continuité proposer, sachant que certains acquis risquent de se perdre en cas de suspension des thérapies ?
Le point avec Christelle Maillart, professeure en Logopédie, qui attendait impatiemment le positionnement de l’INAMI quant à la télépratique. Selon elle, l’adaptation et la remise en question des praticiens en cette période de crise pourrait être une opportunité d’explorer de nouvelles modalités de consultations à distance, jusqu’ici peu utilisées chez nous.
Ce vendredi 3 avril, le cabinet de Maggie De Block a pris des mesures exceptionnelles pour assurer la continuité des soins dans une série de disciplines médicales - dont la logopédie - via la télépratique, soit le suivi thérapeutique à distance s’appuyant sur des outils numériques. L’INAMI assure donc désormais les remboursements même pour des séances prenant d’autres formes que le présentiel.
Des pays comme le Canada ou l’Australie, où les distances immenses freinent les possibilités de se voir facilement, pratiquent la logopédie en téléconsultation depuis plusieurs années. Nous bénéficions donc déjà de leur recul et d’études montrant l’efficacité de ces modalités. Il apparaît clairement que les modalités importent peu (présentiel ou télépratique), chaque méthode étant surtout plus efficace que l’absence de prise en charge. Par ailleurs, dès le début du confinement, la France et le Luxembourg ont été très dynamiques sur ces questions. Nous échangeons donc avec plusieurs consoeurs et confrères ! Le point crucial, c’est qu’il faut que le patient reste dans un « engagement actif » durant la séance à distance. De plus en plus d’outils le permettent - visioconférences de qualité, prise de contrôle du clavier à distance, vidéos, animations... Il apparaît également que de nombreux enfants maîtrisent très rapidement ces techniques et font preuve de fierté, d’adaptation, d’autonomie face à ces outils.
La logopédie recouvre beaucoup de domaines : troubles de la communication et du langage (dus parfois à des handicaps) pour lesquels le suivi peut débuter dès la première année de vie, troubles de l’apprentissage touchant des enfants du primaire et secondaire, troubles liés à la surdité ou la voix, troubles entraînés par des incidents de santé (comme les AVC chez les adultes). Les patients en logopédie ne constituent pas un public homogène ; les traitements et réponses à leur apporter doivent être variées, en ce compris dans l’optique d’un développement potentiel de la télépratique.
L’accueil de cette décision ministérielle a été plutôt positif et enthousiaste, même si cela génère aussi de l’anxiété, bien entendu. Nous réfléchissons, travaillons sur ces interventions de télépratiques, nous apprenons énormément de nos confrères à l‘étranger. Du côté des patients, nous sentons de la demande. Certain·e·s logopèdes avaient d’ailleurs déjà commencé le suivi à distance de manière bénévole. Globalement, les retours sont plutôt très motivants.
C’est un autre enjeu de ce confinement : les stages sur le terrain sont suspendus, ce qui est tout à fait inconfortable pour les étudiants en Logopédie qui ont des obligations légales d’heures de stages pour valider leur diplôme. On travaille à « rouvrir les stages » via la télépratique – ce qui implique dans le même temps de former les maîtres de stages ! La téléconsultation ouvre d’ailleurs une belle possibilité, celle de « voir » davantage nos étudiants sur le terrain.
Tous les logopèdes vont-ils pouvoir le faire ? Non, sans doute. Cela va dépendre du type de patients. Pour une partie de ces derniers, cela ne fonctionnera pas. On est ici en situation de crise, non préparée. Or la télépratique exige une préparation spécifique. Et puis en confinement, de nombreux professionnels sont confrontés à la difficulté de télétravailler en présence de leur(s) enfant(s)...
C’est pour le moyen et long terme que cette période de crise, qui nous oblige à nous réinventer dans nos pratiques, est intéressante. Nous sommes face à un très beau défi, à une émulation. Ce cadre de pratique à distance est défini comme temporaire mais on espère qu’il pourra durer et apporter une structure solide à des initiatives prises jusqu’ici. Des formules hybrides très efficaces pourraient se développer.
Christelle Maillart est professeure ordinaire au sein de la Faculté de Psychologie, Logopédie et Sciences de l’Éducation. Elle préside le département de logopédie et dirige l’Unité de Recherche Enfances dont l’objectif est de poser des regards croisés sur l'enfant, son développement, son entourage et ses milieux de vie.
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L'édition 2026 de la Nuit des Chercheur·es se tiendra le vendredi 25 septembre 2026. Impliquée dans la Nuit des Chercheur·es depuis sa création, l'ULiège vous invite à participer à cette manifestation de culture scientifique.
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