Coronavirus

L’Université de Liège se prépare à tester ses étudiant·e·s et son personnel dès la rentrée de septembre


L’ULiège a décidé de tester les 30.000 membres de sa communauté, ses 25.000 étudiant·e·s et 5000 membres du personnel, de manière régulière, anonyme et sur une base volontaire, à partir de la reprise des cours à la mi-septembre. L’objectif est de permettre un retour largement ouvert au présentiel sur ses campus.

« Même si pour le moment la situation évolue favorablement, il faut rester prudent et ne tabler ni sur la disparition du virus, ni même sur l’absence de reprise de l’épidémie. Dans ces conditions, des mesures de prudence restent nécessaires. Il faut toutefois une alternative à la distanciation physique stricte imposée actuellement qui nous contraint à n’utiliser nos auditoires qu’à 10 à 20% de leur capacité, nous laissant de facto dans du quasi distanciel », explique le recteur Pierre Wolper dans un message partagé auprès des étudiant·e·s et du personnel de l’ULiège.
 
Depuis le début de la crise sanitaire, à l’initiative de l’immunologiste et vice-recteur à la recherche Fabrice Bureau, l’ULiège a joué un rôle majeur dans le développement d’un test PCR automatisé de détection des porteurs du virus. Elle a également sécurisé la production et l’approvisionnement en réactifs, permettant d’augmenter considérablement les capacités de tests en Belgique. Elle travaille maintenant à une évolution de la méthode afin d’augmenter encore cette capacité  et de permettre, d’ici à septembre, des tests massifs (entre 30.000 et 60.000 par jour) avec un simple prélèvement de salive, beaucoup plus aisé à réaliser à grande échelle.
 
« Les tests généraux réguliers auront le double effet de rassurer à une saison où les infections respiratoires bénignes sont courantes et de détecter toute nouvelle poussée de Covid-19. Cette surveillance combinée au traçage qui se met en place et au maintien des mesures sanitaires élémentaires sera un outil efficace pour contenir l’épidémie en se limitant à des mesures de confinement ciblées. Si de surcroît on proscrit tout événement non indispensable impliquant le mélange de populations n’étant pas habituellement en contact, les conditions d’une rentrée et d’une année réussies seront réunies », poursuit le recteur Pierre Wolper.
 
« C’est ce que l’Université de Liège compte offrir à ses étudiants et est prête à mettre en place plus largement pour que la région et le pays puissent gérer la suite de la pandémie sans revenir à des mesures fortement contraignantes et subir à nouveau les perturbations majeures qu’elles impliquent », conclut Pierre Wolper.

iconeInfo  Dépistage Covid : une capacité de 30.000 à 60.000 tests par jour à l’ULiège

Partagez cette news