Compass to publish : évaluer le caractère frauduleux d’une revue Open Access


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Un nouvel outil unique, qui vient d’être mis en ligne, entend aider la communauté scientifique à mieux comprendre la problématique des fausses revues et des fausses maisons d'édition. Compass to publish, développé par ULiège Library, permet, en répondant à une série de questions, d’évaluer l’authenticité de revues Open Access. Un outil public, accessible à tous.

L

es revues dites « prédatrices » (predatory journals)  sont un problème majeur dans le monde de l’édition scientifique. Ces revues détournent le modèle de publication Open Access « auteur-payeur » en exigeant le paiement de frais de publication sans fournir les services éditoriaux associés, notamment en matière de révision par les pairs. En 2018, on estime qu’il y avait déjà plus de 10.000 revues prédatrices. Ces fausses revues sollicitent massivement les chercheurs par mail, parfois chaque semaine, voire chaque jour dans certaines disciplines afin qu’ils publient dans leur journal.

Afin d’aider les chercheurs dans leur choix, ULiège Library a développé un outil unique qui permet d’évaluer l’authenticité des revues Open Access. Baptisé Compass to Publish, cet outil aide les chercheurs à poser leur propre diagnostic critérié sur les revues qui s’adressent à eux. « Le chercheur est invité à répondre à une série de questions, explique Paul Thirion, Bibliothécaire en Chef de l’ULiège, et en fonction des réponses qu’il apporte, un degré de fiabilité concernant la revue sera indiqué : de rouge vif pour les revues à haut risque à vert intense pour les revues sur lesquelles ne plane aucune suspicion de fraude. »

L’outil ouvert non seulement à la communauté universitaire de l’ULiège, mais également accessible publiquement, évalue uniquement le caractère frauduleux d'une revue Open Access et ne se substitue donc pas à un examen critique de la qualité d’une revue. « Cet outil ne prétend pas servir de diagnostic formel, mais entend impliquer les chercheurs dans un processus d’analyse de de réflexion personnel », conclut Paul Thirion.

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