LABO4 | Le cerveau humain
Découvrez comment nos chercheurs explorent le cerveau humain pour comprendre comment il se construit, ce qui le rend unique et comment il inspire les machines de demain.
Université publique ouverte sur le monde et ancrée dans le développement scientifique, culturel et économique de sa région, l'ULiège s'appuie sur ses trois piliers : l'enseignement, la recherche et le service à la collectivité.
L'ULiège forme des citoyens responsables, dotés de connaissances de pointe et d'un esprit critique, capables de partager les savoirs et de faire progresser un monde de plus en plus complexe.
L'ULiège développe et valorise une recherche d’excellence, pluridisciplinaire et en prise directe avec ses enseignements.
L’ouverture au monde est au cœur des priorités de l’Université de Liège. L’institution propose de nombreuses formules de mobilité internationale tant à ses étudiants qu’à ses chercheurs et son personnel, permettant ainsi à chacun de renforcer ses compétences transversales et sa connaissance des langues.
L'ULiège : une expérience à vivre au quotidien. Implantée dans 3 villes et 4 campus, l'université est un acteur incontournable en termes d'environnement et de mobilité.
La violence sexuelle est fortement répandue en Belgique. Dans cette première étude représentative à grande échelle sur la violence sexuelle en Belgique, tenant compte des questions de genre et d'âge, appelée "UN-MENAMAIS" (Understanding the Mechanisms, Nature, Magnitude and Impact of Sexual Violence in Belgium), des experts de l'Université de Gand (UGent), de l'Université de Liège (ULiège) et de l'Institut National de Criminalistique et de Criminologie (INCC) ont constaté que près de deux tiers de la population belge ont été victimes de violences sexuelles au cours de leur vie.
La violence sexuelle touche des personnes de tout sexe, orientation sexuelle, origine ethnique…
Pour les personnes entre 16 et 69 ans, 64% (81% femmes et 48% hommes) ont subi des violences sexuelles au cours de leur vie. Deux femmes sur cinq et un homme sur cinq ont indiqué avoir été victimes de violences sexuelles impliquant un contact physique entre l'agresseur et la victime, 5% des hommes et 16% des femmes ayant indiqué avoir été violés.
Près de 80 % des personnes LGBTQIA+ ont été exposées à au moins une forme de violence sexuelle ; 79 % ont subi des violences sexuelles n’impliquant pas un contact physique (par exemple, du harcèlement sexuel, ou d’autres formes de violences sexuelles sans contacts physiques entre l’auteur et la victime) et 42 % des violences sexuelles avec contacts physiques, dont 24% concernaient soit un viol, soit une tentative de viol.
Pour les demandeurs de protection internationale (DPI) résidant en Belgique, le taux de violence sexuelle s’élève à plus de 84%, dont 61% ont eu lieu au cours des 12 derniers mois, durant une période où ils étaient déjà présents en Europe ou en Belgique au moment des faits.
La violence sexuelle est significativement associée à des conséquences néfastes sur la santé mentale, telles que la dépression, l'anxiété, le stress post-traumatique et les tentatives de suicide.
La plupart des victimes n’ont pas cherché d’aide après les faits. Seulement 7% ont cherché une aide professionnelle et 4% ont signalé les faits à la police.
Près de 70% (N = 1951) des médecins interrogés ont vu au moins une victime de violence sexuelle au cours de leur carrière, mais les victimes se manifestent le plus souvent après plusieurs années.
Nous sommes actuellement dans une phase de transition dans laquelle différents modèles médico-légaux sont appliqués.
Quel que soit le modèle médico-légal, les victimes sont systématiquement confrontées à de la victimisation secondaire (devenir à nouveau victime en raison de l'attitude ou de la procédure de la police, de la justice, des médecins, etc.) en raison de la procédure judiciaire qui est longue et sur laquelle elles obtiennent peu d’informations.
... et de tout âge. Les personnes âgées sont également exposées à la violence sexuelle
En ce 15 juin, nous célébrons la Journée mondiale de sensibilisation à la maltraitance des personnes âgées. De ce fait, les auteurs attirent particulièrement l’attention sur les résultats concernant la violence sexuelle chez les personnes âgées. Un volet de l’étude développé par l’équipe de la Care ESPRIst de l’ULiège.
Outre le fait que 44% des participants, âgés de 70 ans et plus, ont indiqué avoir été victimes de ce type de violence au cours de leur vie, une personne âgée sur 12 a déclaré avoir subi de la violence sexuelle au cours des 12 derniers mois : 7 % ont déclaré avoir subi une forme de violence sexuelle n’impliquant pas un contact physique, 2,5 % impliquant des contacts physiques et 0,6 % de viol ou tentative de viol.
A partir de 70 ans, les femmes et les hommes sont victimes de violences sexuelles de manière égale. Les victimes âgées continuent de faire face à des problèmes de santé mentale, tels que la dépression, l'anxiété, le stress post-traumatique et la consommation abusive d'alcool, à la suite de violences sexuelles antérieures.
Moins de la moitié des victimes âgées avaient déjà parlé de leur expérience à un membre de son réseau social, seuls 6 % avaient cherché de l’aide auprès d’un professionnel et seulement 4% avaient signalé les faits à la police.
Cette étude a été réalisée par un consortium de recherche interdisciplinaire de l'UGent, de l’ULiège et de l’INCC, coordonné par la professeure Ines Keygnaert (UGent) et financé par BELSPO depuis 2017. Afin de mieux comprendre les mécanismes, la nature, l'ampleur et l'impact des violences sexuelles, un échantillon représentatif de plus de 5000 personnes vivant en Belgique, ainsi que des professionnels du secteur, ont été interrogés sur ce phénomène par le biais d'une enquête en ligne ainsi que d'entretiens en face-à-face. En outre, plus de 150 entretiens qualitatifs ont été menés avec des participants, ayant été victimes de violences sexuelles, quant à l’impact sur leurs vies et celles de leurs familles. Enfin, de nombreux professionnels du secteur de la santé et de la justice ont été interrogés sur la réponse médico-légale en Belgique, au travers d’un questionnaire sur leurs connaissances, attitudes et pratiques, ainsi que durant des entretiens qualitatifs.
Pr Ines Keygnaert, Coordinatrice de l'étude UN-MENAMAIS
Département de Santé Publique et Soins Primaires, Université de Gand
Ines.Keygnaert@UGent.be
Adina Inescu, Care ESPRIst, Études et Évaluations
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