Euclid prêt pour l’espace après son passage au CSL


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Les ingénieurs d’Airbus viennent de finaliser une série de tests de performances sur le télescope Euclid, une des grandes missions de l’Agence Spatiale Européenne (ESA). C’est le Centre Spatial de Liège qui avait été désigné comme centre d’expertise pour procéder à ces tests. Après 60 jours de tests intensifs sous vide, Euclid vient de sortir de la plus grande cuve à vide du centre liégeois et est prêt pour évoluer dans l’environnement spatial extrême.

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ission spatiale de classe M du programme Cosmic Vision de l’ESA, le télescope Euclid a pour ambition de nous aider à mieux comprendre comment notre Univers s’est créé en effectuant des mesures liées à la matière noire et à l’énergie noire. Comme tous les télescopes, Euclid doit passer une série importante de tests avant de pouvoir être envoyé dans l’espace. Le CSL, centre de recherche de l’Université de Liège, a fourni à Airbus les infrastructures nécessaires à ces tests, la cuve d’essais (FOCAL-5, une cuve à vide de 5m de diamètre, avec panneaux thermique hyper-froids et une propreté extrême) permettant de qualifier l’instrument avant son lancement.

Le module de charge utile a été scellé dans la plus grande cuve à vide (FOCAL-5) du CSL pendant 60 jours où il a subi des tests intensifs. Dans cette cuve, Euclid a fait l'expérience de conditions spatiales simulées dans le vide, la structure étant refroidie à -180°C, la même température que celle à laquelle elle fonctionnera une fois dans l'espace. Localement, un environnement proche de -260°C a même été simulé. Ces tests ont pour but de vérifier si le télescope et les instruments fonctionnent conformément aux attentes après que tous les composants aient été assemblés et connectés. Tout défaut du système devant être résolu avant le lancement d'Euclid dans l'espace, où toute réparation physique est impossible.

Après 60 jours sous vide et 7 mois de présence, ce mercredi 29 septembre, les ingénieurs d’Airbus et du Centre Spatial de Liège ont libéré Euclid de cet environnement austère avec, à la clé, un feu vert pour la suite de la mission. « La mission Euclid de l'ESA vient de franchir une nouvelle étape importante dans son développement, se réjouit Christophe Grodent, responsable des programmes au CSL. En effet, le télescope a résisté et très bien répondu aux tests extrêmes qu’il vient de subir pendant ces deux derniers mois au CSL. »  

« Nous sommes très heureux des résultats des tests, qui ont révélé que le télescope est en bon état, a déclaré Alexander Short, responsable de la mission et de la charge utile d'Euclid. » Le télescope quittera Liège début de semaine prochaine pour rejoindre Turin (Italie) où une nouvelle étape importante, celle de l’intégration du télescope au module de service pour former le vaisseau qui l’emmènera dans l’espace débutera.

Euclid sera lancé depuis le port spatial de l'Europe en Guyane française, avec une fenêtre de lancement s'ouvrant à la fin de 2022. Il sera en orbite autour du deuxième point de Lagrange Soleil-Terre (L2), situé à 1,5 million de kilomètres directement "derrière" la Terre vue du Soleil.

Consulter le communiqué de l'ESA

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Le télescope Euclid prêt pour l'environnement spatial extrême

Euclid a fait l'expérience de conditions spatiales simulées dans le vide avec le module de charge utile refroidi à -180°C, la même température que celle à laquelle il fonctionnera une fois dans l'espace. Après 60 jours de tests intensifs, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, la chambre à vide a été ouverte et Euclid a été sorti de la tente thermique.

Contacts

Christophe Grodent

Sylvie Liebecq

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