Prix scientifique

Liesbet Geris, lauréate d'un des cinq AstraZeneca Award 2021


Responsable du laboratoire de génie biomécanique au sein de l’unité In silico Medecine (GIGA), et enseignante à la faculté des Sciences appliquées (département Aérospatiale et Mécanique), Liesbet Geris est la lauréate d'un des cinq AstraZenaca Awards. Ce prix lui est attribué pour ses recherches qui s’intéressent au développement de nouvelles stratégies in silico (à l’aide de modèles numériques) dans le domaine du génie tissulaire.

Chaque année, l'Astra Zeneca Foundation soutient les recherches de quatre chercheurs ou chercheuses. Cette année, les disciplines mises à l’honneur sont les maladies rares, la télémédecine dans le traitement des problème respiratoires, l’oncologie et la santé mentale de l’enfant.

Les lauréats et lauréates des AstraZeneca Foundation Awards sont désignés de façon indépendante par un jury émanant du Fonds de la Recherche Scientifique (FNRS) et du Fonds Wetenschappelijk Onderzoek (FWO). Dans la catégorie « Nouvelles stratégies en médecine régénérative », le jury a choisi de récompenser les recherches de la Professeure Liesbet Geris (ULiège). 

Chez certains patients à qui une tumeur a été retirée, qui ont vécu un accident ou souffrent de neurofibromatose, l’implant d’os ou de cartilage est parfois indispensable. Pareil chez ceux ayant besoin d’un implant dentaire et plus assez d’os pour l’y fixer. Un biomatériau de la taille adéquate est implanté. Lui reste alors à attirer des cellules formant des nouveaux tissus qui lui permettront de s’intégrer au corps du patients. 

Pour améliorer les chances de réussite, la Professeure Liesbet Geris (ULiège) se consacre à la recherche de biomatériaux d’un nouveau genre. En créant des modèles numériques basés sur des milliers de données issues de précédentes greffes, son équipe et elle ont repoussé les limites de la médecine régénérative : « Nous avons commencé par déterminer ce que les cellules aiment et où elles se développent le mieux, explique la chercheuse. Il est très clair qu'elles aiment les coins, elles s’y sentent très à l'aise. Il faut également que l’oxygène puisse les atteindre ». 

Avec son équipe et les cliniciens avec lesquels elle collabore, la chercheuse a créé un nouveau type de biomatériaux optimisés pour permettre un meilleur enracinement dans le corps du patient : « Nous avons mis au point, détaille-t-elle, une forme particulière, facile à imprimer en 3D, dans un matériau que l'on trouve dans les os, le phosphate de calcium. Les résultats des expériences sur les animaux nous ont montré que, grâce à cette forme spécifique, les cellules de l'extérieur sont beaucoup plus attirées vers ce biomatériau que vers ceux actuellement utilisés ». 

Un premier essai clinique devrait débuter l’an prochain pour permettre de tester ces découvertes à plus grande échelle. 

Contact

Liesbet Geris

Partagez cette news