Le Centre européen d’Archéométrie de l’ULiège fête ses 20 ans
Le Centre Européen d’Archéométrie (CEA) étudie le patrimoine culturel, mobilier et immobilier, ses matériaux et leurs mises en œuvre en associant les données historiques et archéologiques aux résultats d’analyses scientifiques. Entre les sites de fouilles, les tableaux de Magritte ou encore l’analyse d’objets archéologiques, le centre de l'Université de Liège travaille en étroite collaboration avec des historiens de l’art, des archéologues et des scientifiques issus de laboratoires internationaux prestigieux. L’ULiège est de surcroit la seule université belge à proposer un master en archéométrie.
C
réé en 2003 à l’initiative de scientifiques de l’Université de Liège, le Centre Européen d’Archéométrie (CEA) collabore avec des musées et des centres de recherche aux quatre coins du monde. « La volonté de développer la discipline est en fait née dès la fin des années 1990, explique Line Van Wersch, archéologue et directrice du CEA. L’Université de Liège a en effet favorisé le développement de l’archéométrie en soutenant le Groupe interdisciplinaire d’archéométrie, qui rassemblait déjà Dominique Allart (histoirienne de l’art), Patrick Hoffsummer (dendrochronologue), Lucien Martinot (chimiste), Georges Weber et Henri-Pierre Garnir (physiciens). Suite à ces prémisses, le centre européen d’archéométrie, a été créé afin de promouvoir et de fédérer les recherches dans ce secteur de pointe. Le centre a permis le développement optimal des activités en archéométrie et des réflexions méthodologiques qui en découlent.»
L’ambition derrière la création du CEA était de constituer un pôle de compétence et d’occuper une position dominante dans le domaine de l’archéométrie. Les programmes principaux de recherche étaient alors répartis en trois volets: l’étude des œuvres d’art dans leurs aspects techniques et matériels, l’archéologie du bâti et le développement de relevés numériques tridimensionnels. À sa création, le centre, présidé par Dominique Allart et par Patrick Hoffsummer, comptait près de quarante membres.
En 2005, la reconnaissance d’un pôle d’excellence à l’Université de Liège a permis de mettre sur pied un master en archéométrie, le seul en 120 crédits dans ce domaine. Avec 8 étudiants inscrits la première année et 22 l‘année suivante, le master a ensuite accueilli une vingtaine d’étudiants par an. Près d’une centaine ont ainsi été diplômés en Histoire de l'art et archéologie, orientation archéométrie. Parmi eux, plusieurs ont poursuivis leurs parcours par une thèse de doctorat au sein du centre ou dans d’autres institutions. Bon nombre de ces alumni occupent aujourd’hui des postes dans le secteur de la recherche et du patrimoine. « En 2005 toujours, sous l’impulsion de l’Université, l’équipe du centre a bénéficié de deux post-doctorats qui ont permis d’ouvrir de nouvelles orientations de recherches et d’amplifier l’ouverture internationale, reprend David Strivay, président du CEA. A partir de ce moment, les secteurs de compétences se sont axés sur les matières picturales, les arts du feu, le bois et les méthodes d’analyses et de développement.»
L’archéomatique – discipline qui associe l’archéologie à la géomatique- est également devenue un secteur à part entière des recherches en archéométrie à l’Université de Liège. De grands projets de recherches internationaux, dont le PAI « Nacho » et le projet européen « Les toits de l’Europe », sont venus renforcer l’équipe et mis l’emphase sur les compétences du CEA. « Ces projets ont contribué à sa très large reconnaissance dans et en dehors de l’Université, ajoute Line Van Wersch. C’est grâce notamment à cela qu’en 2011, Liège a accueilli le colloque du GMPCA, Groupe des Méthodes Pluridisciplinaires Contribuant à l'Archéologie, fondé en 1976 et qui regroupe des spécialistes du monde entier. »
Les collaborations interfacultaires initiées au sein du CEA sont à l’origine de la création de l’Unité de recherches Art, Archéologie et Patrimoine (AAP), un centre d’expertise scientifiques qui regroupe des chercheurs des facultés des sciences, de Philosophie et Lettres, d’Architecture et des Sciences appliquées de l’ULiège.
Le Centre Européen d’Archéométrie compte aujourd’hui une vingtaine de personnes pleinement actives dans ce domaine de recherche, auxquelles s’ajoutent de nombreux collaborateurs qui participent aux projets de recherches et à l’encadrement des étudiants.
En sus de ceux déjà présents, les domaines de recherches se sont récemment élargis aux secteurs de la conservation et de l’anthropologie biologique. Les compétences et l’équipement disponible au sein du centre européen d’archéométrie restent à la pointe des derniers développements lui permettant depuis maintenant 20 ans, de maintenir une place.
Une journée d'études pour célébrer 20 ans de recherches
Pour fêter ces 20 ans de recherche et de collaborations, les membres du Centre Européen d’Archéométrie organisaient, ce vendredi 26 mai 2023 à la Cité Miroir, une journée d’études à laquelle ont participé de nombreux scientifiques et étudiants.

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