Les chefs d’œuvre de De Vinci en gravures, au Château d’Amboise
Laure Fagnart, Maître de recherches FNRS à l’ULiège (UR Transitions) a mené une enquête dédiée aux gravures des XVIe et XVIIe siècles qui traduisent les peintures et les dessins de Léonard de Vinci.
Cette recherche débouche sur un ouvrage de synthèse richement illustré (à paraître le 27 juin chez l’éditeur parisien Liénart, « Léonard de Vinci et l’art de la gravure », ouvrage collectif sous la direction de Laure Fagnart et Stefania Tullio Cataldo, chercheuse post-doc à l’ULiège) et sur l’exposition qui se tient jusqu’au 22 septembre 2024 au château royal d’Amboise, en Touraine, organisée avec l’étroite collaboration de la Bibliothèque nationale de France. Cette exposition est associée à la réouverture au public, après une longue campagne de restauration, de la chapelle Saint-Hubert, située dans l’enceinte du château et dans laquelle est conservée la tombe de Léonard de Vinci.
Interview de Laure Fagnart pour le magazine Le Quinzième Jour
« Chefs d’œuvre de De Vinci en gravures » au château d’Amboise
L’exposition propose d’explorer la relation – paradoxale – que le maître florentin a entretenue avec l’art de la gravure. Ses écrits montrent qu’il fut tenté de perfectionner la technique. Comme nous l’apprend Paolo Giovio, son ami et biographe, il songea aussi à illustrer de gravures un Traité d’anatomie. Plusieurs estampes portant son nom sont parvenues jusqu’à nous, certaines d’entre elles sont d’ailleurs exposées à Amboise. Mais, contrairement à Andrea Mantegna ou à Raphaël, Léonard ne semble pas avoir voulu contrôler la reproduction gravée de ses œuvres, ni même l’avoir encouragée. De son vivant, seule la Cène est traduite en gravure et quelques-uns de ses dessins font l’objet d’interprétations gravées vers 1500. Il faut attendre le XVIIe siècle pour que ses autres chefs-d’œuvre peints, comme la Sainte Anne ou le Saint Jean Baptiste, suscitent l’attention des graveurs.
Raconter cette histoire complexe est le défi de l’exposition, qui présente des œuvres issues des collections de la Bibliothèque nationale de France, du Musée du Louvre, du Musée des Beaux-Arts de Tours et du Musée de la vie romantique.
Le commissariat scientifique est assuré par Laure Fagnart (F.R.S.-FNRS/ULiège), Stefania Tullio Cataldo (ULiège), Caroline Vrand (BnF) et Gennaro Toscano (BnF). La manifestation valorise un projet de recherche mené à l’ULiège et qui a fait l’objet d’un partenariat scientifique avec la BnF.
Contact
Autres news
ETCETERA : préparer le Télescope Einstein à l’ère des ondes gravitationnelles
Quatorze universités et entreprises de l’Eurégio Meuse-Rhin s’associent dans ce projet qui vise à concevoir l’infrastructure de données et de calcul haute performance indispensable au futur Télescope Einstein.
Comment des bactéries du sol aident les plantes à se défendre contre les maladies
Des scientifiques de l'Université de Liège décryptent un mécanisme inédit par lequel des bactéries du sol activent les défenses immunitaires des plantes.
Une stratégie intégrée de financements positionne l’ULiège à la pointe de la protéomique ultra-sensible
L'Université de Liège dispose aujourd'hui d'un écosystème technologique unique, au service de la médecine personnalisée et de la recherche biomédicale de demain.
