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L’ULiège à la Visite d’État au Chili


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©️ Belga Image

L’Université de Liège (ULiège) prend part à la Visite d’État au Chili du 23 au 28 juin. Durant la mission, les Souverains et les Ministres belges visitent les sites d’observation astronomique de l’ESO (European Southern Observatory) dans les montagnes de l’Atacama : le VLT (Very Large Telescope) à Cerro Paranal et l’ELT (Extremely Large Telescope), en construction à Cerro Armazones.

L’ULiège est très impliquée dans le développement et les projets actuels de l’ESO dans la région. Elle y possède aussi des ensembles de petits observatoires robotiques (télécommandés) pour la détection du transit d’exoplanètes autour de leur étoile. SPECULOOS est l’observatoire de l’ULiège au pied du VLT, visité par les Souverains le mercredi 25 juin.

Emmanuel Jehin, directeur de recherches du FNRS à l’ULiège, et un des scientifiques impliqués dans l'observatoire SPECULOOS, a informé les délégations sur les recherches actuellement menées par l’Université de Liège avec ses partenaires internationaux (universités de Cambridge, Birmingham, Zurich, Bern et le MIT).

La délégation de l’ULiège pour cette Visite d’État au Chili est composée de la Rectrice Anne-Sophie Nyssen, et des professeurs Sabine Limbourg, Serge Habraken et Emmanuel Jehin, ainsi que d’Oriana Bertucci, directrice des Relations internationales à l’ULiège.

Outre la visite au Cerro Paranal, les autres temps forts de la mission pour l’ULiège sont :

  • la rencontre avec les diplômés de l’ULiège au Chili (réception dans les locaux de WBI à Santiago avec des représentants d’universités chiliennes, de Belspo et des collaborateurs de l'ESO et d'ALMA)
  • la visite du Centre de Modélisation Mathématique de l’Université du Chiliet du Centre Copernicus, dédié à l’observation de la Terre par satellites pour l’Amérique latine, en présence de représentants de l’ANID et de l’AGCID (les équivalents du FNRS et de WBI au Chili)
  • l’événement académique « Living Cities: Belgo-Chilean Partnerships – Reimagining Urban Sustainability, Environmental Resilience, and Ecological Transitions », avec une présentation par la Pr Sabine Limbourg, en présence de SM la Reine.
  • une session de networking avec des entreprises belges et chiliennes, des représentants académiques, des alumni et des ambassadeurs de la marque Wallonie.be

L’ULiège et l’Observatoire Européen Austral (ESO)

L’ULiège entretient depuis plus de 60 ans une relation étroite avec l’Observatoire Européen Austral (ESO), une des institutions astronomiques les plus prestigieuses au monde. La Belgique, membre fondateur de l’ESO depuis la signature de la Convention le 5 octobre 1962, y contribue aujourd’hui à hauteur de 3 % du budget annuel, soit environ 7 millions d’euros. Ce partenariat stratégique a permis à la communauté scientifique belge – et particulièrement liégeoise – de jouer un rôle de tout premier plan dans de nombreux projets d’envergure internationale.

 

ULiège-ESO : une histoire en commun


Une implication dès les origines


Dès les débuts de l’ESO, des représentants issus de l’ULiège ont marqué de leur empreinte le développement de l’institution. Parmi eux, les professeurs Pol Swings – pionnier de la spectroscopie moléculaire interstellaire – et Paul Ledoux, spécialiste de la structure interne des étoiles, qui fut président du Conseil de l’ESO de 1982 à 1984. Jean-Pierre Swings, autre figure éminente de l’ULiège, fut vice-président du Conseil entre 1995 et 1997 et joua un rôle déterminant dans le choix du site de Paranal, qui abrite aujourd’hui le Very Large Telescope (VLT).

 

Une expertise scientifique et technologique reconnue


Le savoir-faire liégeois s’est également illustré dans plusieurs projets techniques majeurs. L’entreprise AMOS, basée à Liège, a construit les quatre télescopes auxiliaires de l’interféromètre du VLT, opérationnels depuis 2004. Elle est également impliquée dans la fabrication de composants mécaniques et optiques du futur Extremely Large Telescope (ELT).

Des projets d’observation de renommée mondiale


L’ULiège est à l’origine de plusieurs projets-phares d’observation :

  • TRAPPIST (TRAnsiting Planets and PlanetesImals Small Telescopes), dirigé par les professeurs Emmanuel Jehin et Michaël Gillon, a permis la découverte du célèbre système planétaire TRAPPIST-1 comprenant sept planètes de taille terrestre, dont trois situées dans la zone habitable. Deux télescopes robotiques TRAPPIST sont installés au Chili (à l’Observatoire de La Silla de l’ESO) et au Maroc. 

Découvrir le projet Trappist

  • SPECULOOS (Search for Habitable Planets EClipsing ULtra-cOOl Stars), projet international dirigé par Michaël Gillon, utilise un réseau de six télescopes robotiques – dont quatre sur le site de l’ESO à Paranal – pour rechercher des planètes rocheuses autour des étoiles les plus froides de notre voisinage.

Découvrir le projet SPECULOOS

  • METIS, instrument d’imagerie et de spectroscopie en infrarouge moyen, sera l’un des deux premiers équipements de l’ELT en 2030. L’ULiège, sous la coordination du Dr Olivier Absil (Co-investigator de l’instrument) et du Dr Gilles Orban de Xivry, développe les modes d’imagerie à haut contraste de METIS, avec pour objectif d’imager directement des systèmes planétaires autour d’étoiles proches, voire des planètes rocheuses tempérées.

Découvrir le projet METIS

 

Une présence belge active au sein de l’ESO


Depuis 2020, le professeur Emmanuel Jehin (directeur de recherches FNRS au STAR Institute de l’ULiège) est le représentant scientifique de la Belgique au Conseil de l’ESO. Il a travaillé pendant sept ans au Chili comme astronome au VLT, où il fut également responsable de l’instrument FORS. Il dirige aujourd’hui le réseau de télescopes TRAPPIST et est membre de l’équipe SPECULOOS.

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