Le CRef se dit inquiet des dérives actuelles qui sapent un des fondements de notre démocratie : l’Université
Communiqué du Conseil des rectrices et recteurs du 4 février 2026.
Université publique ouverte sur le monde et ancrée dans le développement scientifique, culturel et économique de sa région, l'ULiège s'appuie sur ses trois piliers : l'enseignement, la recherche et le service à la collectivité.
L'ULiège forme des citoyens responsables, dotés de connaissances de pointe et d'un esprit critique, capables de partager les savoirs et de faire progresser un monde de plus en plus complexe.
L'ULiège développe et valorise une recherche d’excellence, pluridisciplinaire et en prise directe avec ses enseignements.
L’ouverture au monde est au cœur des priorités de l’Université de Liège. L’institution propose de nombreuses formules de mobilité internationale tant à ses étudiants qu’à ses chercheurs et son personnel, permettant ainsi à chacun de renforcer ses compétences transversales et sa connaissance des langues.
L'ULiège : une expérience à vivre au quotidien. Implantée dans 3 villes et 4 campus, l'université est un acteur incontournable en termes d'environnement et de mobilité.
Les universités portent non seulement la responsabilité de transmettre les savoirs et de faire progresser la recherche, mais aussi d’assumer pleinement leur rôle dans la défense et la promotion des valeurs qui rassemblent l’Humanité. Dans cet esprit, nous ne pouvons rester silencieux face aux conditions inhumaines et à la grave crise humanitaire à Gaza. La violence et la déshumanisation — d’où qu’elles viennent — doivent être condamnées sans équivoque.
C
e qui se déroule depuis plusieurs mois à Gaza viole tous les principes de la dignité humaine : plus de 60 000 victimes civiles, le blocage de l’aide humanitaire et une famine qui s’aggrave. Selon les Nations Unies, deux des trois critères pour déclarer une famine à Gaza sont déjà réunis. Nous appelons donc le gouvernement belge à agir avec détermination et humanité, et à œuvrer pour la livraison immédiate et sans restriction de l’aide humanitaire.
Nous saluons l’organisation par la Belgique de largages aériens de nourriture. Cependant, elle ne doit pas détourner notre attention sur l’ampleur immense de cette crise alimentaire et sanitaire, qui ne pourra être atténuée que par un cessez-le-feu total et l’acheminement par voie terrestre d’une aide humanitaire inconditionnelle.
Nous appelons le gouvernement belge à condamner fermement la violence inhumaine dans les territoires palestiniens occupés et à décider d’autres actions, conjointement avec d’autres pays.
Nous invitons le gouvernement belge à soutenir activement notre appel et à répondre à notre demande antérieure de suspendre immédiatement l’Accord d’association entre l’UE et Israël. L’article 2 de cet accord loin d’être une simple formalité technique, constitue une pierre angulaire : le respect des droits humains et des valeurs démocratiques doit sous-tendre toute coopération avec des pays tiers. Si ce fondement est systématiquement bafoué, les conséquences doivent s’ensuivre. Sinon, nos valeurs européennes risquent de devenir vaines de sens.
Les universités belges ne sont pas seules dans cet appel à l’action; même des voix en Israël déclarent la situation insoutenable. Les présidents de l’Université de Tel-Aviv, de l’Université hébraïque de Jérusalem, de l’Université Ouverte, de l’Institut Weizmann des sciences et de Technion reconnaissent les immenses préjudices infligés aux enfants et aux nourrissons et insistent sur l’impératif moral pour le gouvernement israélien de répondre au drame à Gaza.
Les mots du Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, résonnent avec gravité : “C’est un test de notre humanité partagée — un test pour lequel nous ne pouvons pas nous permettre d’échouer”. Face à ce test, nous exhortons le gouvernement belge, et plus particulièrement son Premier ministre et son Ministre des Affaires étrangères à tout mettre en œuvre pour en assurer la réussite.
Annick Castiaux (UNamur), Jan Danckaert (VUB), Philippe Dubois (UMons), Herwig Leirs (UAntwerpen), Anne-Sophie Nyssen (ULiège), Annemie Schaus (ULB), Françoise Smets (UCLouvain), Rik Van de Walle (UGent), Bernard Vanheusden (UHasselt), Severine Vermeire (KU Leuven).
Cette déclaration est également soutenue par Luc Sels (recteur honoraire de la KU Leuven).
Communiqué du Conseil des rectrices et recteurs du 4 février 2026.
Ce nouveau rapport met en lumière non seulement le dynamisme remarquable de la communauté universitaire, mais aussi les avancées significatives réalisées au cours de l’année académique 2024-2025.
Communiqué du Conseil des rectrices et recteurs du 26 janvier 2026.