Concours d'accès en médecine et sciences dentaires : les alternatives pour rebondir
Et si je ne suis pas classé·e en ordre utile au concours de médecine ou de dentisterie... Quelles alternatives pour rebondir ?
Ne pas se classer en ordre utile lors d'un concours d’entrée peut être déstabilisant si l'on ne s’est pas préparé à cette éventualité. Pas facile en effet de faire face à un échec et de voir ses projets contrariés. Les conseils présentés ci-dessous ont pour objectif d’aider, le cas échéant, à rebondir, à ajuster son projet et finalement à transformer cet échec en opportunité.
L’important est de prendre le temps de comprendre ce qui s’est passé et de réfléchir sereinement et surtout, sans précipitation, à la suite de son parcours.
Faire le point avant de choisir
Avant de s’inscrire dans de nouvelles études, il est essentiel d’analyser la situation.
Plusieurs questions se posent pour comprendre :
- Quelles ont été les difficultés rencontrées : matières scientifiques, stress, méthode de travail, gestion du temps... ?
- Qu'est-il possible d'améliorer pour augmenter les chances de réussite en tentant à nouveau le concours ?
- À qui s'adresser et quelles ressources mobiliser pour atteindre ces objectifs ?
Identifier ces éléments permettra d’éviter de refaire les mêmes erreurs et ouvrira la voie vers des choix plus solides pour l’avenir.
Le plan B : un vrai projet, pas un choix par défaut ni par dépit
Choisir trop rapidement une autre formation « faute de mieux » ou opter les yeux fermés pour une voie qui semble toute tracée comporte de gros risques : manque d’intérêt, perte de motivation, décrochage. Sans oublier que cette année sera comptabilisée dans le parcours, alors que l'on ne dispose que d’un nombre de chances limité.
Un plan B réussi est un projet réfléchi, qui part de ce que l'on aime, de ses aspirations et de ses projets, pour avancer en s’appuyant sur ses forces et en tenant compte de ses difficultés. Ce n’est pas un projet de second ordre, mais un projet différent, qui peut être tout aussi épanouissant.
Webinaire spécifique à la question du «PLAN B»
Plusieurs chemins possibles
Si ce premier essai n’est pas concluant, plusieurs options sont possibles :
1. Miser exclusivement sur le plan A pour booster son classement au concours
En investissant ainsi son temps et son énergie pour réaliser son projet de départ, on augmente ses chances d’être reçu l’année suivante et d’accéder alors aux études convoitées. Toutefois cette voie comporte toujours une part de risque… c'est incontournable en cas de concours. Et un plan B pourra donc s’avérer utile et bienvenu. S'il s'avère qu'à l'analyse de la situation, la meilleure option est de renforcer sa maîtrise des sciences fondamentales, des programmes spécifiques sont proposés dans les écoles secondaires proposant une "7e sciences", année préparatoire à l’enseignement supérieur de type scientifique.
2. Poursuivre son plan A et préparer une solution de repli
Il s'agit alors de s'engager dans une nouvelle filière en s'y donnant les chances de réussite, de valoriser au mieux cette année « intermédiaire » en continuant à se préparer pour son projet initial tout en avançant déjà dans un projet de secours et ainsi sécuriser son parcours. Pour être optimal, le choix de ces études doit reposer sur un projet à long terme valable en cas de nouvel échec au concours. Il n'est donc pas recommandé de miser sur une filière en raison d'un maximum de crédits à valoriser "à l'avance" pour la filière convoitée de médecine ou sciences dentaires. Le cœur de la stratégie consiste alors à combiner ces études plan B avec une préparation pour le second essai au concours.
Exemple : une inscription en Kinésithérapie et Réadaptation constituerait à la fois une étape concrète dans la filière alternative envisagée en cas de non classement au concours lors du second essai et une année de découverte des exigences universitaires et des aides à la réussite proposées. Il ne s'agirait donc pas d'une "année d'attente", mais d'une étape pleinement valorisable.
3. S'engager dans un autre projet d’études (sans exclure un second essai au concours)
Les métiers de la santé sont beaucoup plus nombreux qu'il n'y paraît et selon le rôle, les responsabilités et l'environnement de travail que l'on souhaite privilégier, le choix est vaste ! Un aperçu est proposé dans la brochure qui se trouve en ligne sur cette page.
Il sera toujours possible de revenir au plan A si cette ouverture ne répond résolument pas aux attentes, même revues sous un autre angle.
Exemple : une inscription en Sciences psychologiques, orientation Logopédie permet de s'engager dans une voie alternative porteuse, tout en conservant un lien étroit avec le domaine de la santé et la relation avec les patients.
Quelle que soit l’option retenue, un éventuel second passage du concours dans un an devrait idéalement s’accompagner du suivi des cours préparatoires proposés par la Faculté de Médecine. En complément du projet choisi, ceux-ci permettent de travailler les dimensions humaines du métier évaluées lors du concours et de développer des stratégies efficaces pour les questions à choix multiples (QCM).
Il n’existe pas de solution unique : le bon choix dépend du profil, de la motivation et des objectifs personnels de chaque candidat·e. Les conseiller.es de l'ULiège sont là pour aider à y voir plus clair.
Sciences biomédicales : un cas particulier
Les études en sciences biomédicales ne sont pas conçues comme une année préparatoire au concours d’entrée en médecine ou en dentisterie. Il s’agit d’un cursus à part entière, avec ses propres contenus et ses débouchés spécifiques ! Le cursus en sciences biomédicales présente des similitudes avec les cursus en médecine et en sciences dentaires mais cela n’assure toutefois pas que l'on va y accrocher automatiquement. Opter pour les sciences biomédicales doit refléter une véritable stratégie et un projet d’avenir bien réfléchi.
Penser à long terme et ne pas perdre de vue sa finançabilité
La notion peut sembler complexe, mais le principe de base est simple. En Belgique, la communauté subsidie l’enseignement supérieur afin d’offrir au plus grand nombre la possibilité de se former. En contrepartie, les étudiant·es sont invité·es à s’engager de manière responsable dans leurs études. Même si le droit à l’erreur et à la réorientation existe, le nombre de chances offertes à chacun·e reste limité.
C’est pourquoi nous recommandons d’inscrire sa réflexion dans le long terme, plutôt que de se concentrer sur quelques crédits à valider dans l’attente d’une inscription, souvent incertaine. Le système ne permet pas un nombre illimité d’inscriptions en première année. Mieux vaut donc ne pas « gaspiller » l’une de ces possibilités et donner aussi à son plan B toutes ses chances de réussite.
Transformer l’échec en opportunité
Un échec peut devenir un tournant positif, en ouvrant la porte à de nouveaux projets et à d’autres horizons. Avec du recul et une réflexion sincère, il est possible de rebondir et de trouver une voie dans laquelle l'on pourra s’épanouir. Nous sommes aux côtés des étudiantes et des étudiants et au besoin, nous pouvons accompagner celles et ceux qui le souhaitent.
Pour nourrir cette réflexion, une série de ressources et de contacts utiles sont proposés ci-dessous. Prendre le temps d'y réfléchir sereinement, et surtout, garder confiance en soi et en ses capacités sont les maîtres-mots !
Webinaire spécifique à la question du «PLAN B»
personnes ressources et moments de rencontre
Programmes de 7e Sciences en écoles secondaires
activités préparatoires en Faculté de médecine - uliège
Présentation de l'ensemble des filières de la santé en Faculté de Médecine
