Mission spatiale

CHEOPS ouvre les yeux sur le ciel


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Impression d'artiste de CHEOPS (CHaracterising ExOPlanet,), le satellite de l'ESA en orbite au-dessus de la Terre. Credit: ESA/ATG medialab 

Une étape importante de la mission spatiale CHEOPS vient d’être franchie avec succès. L’ouverture de la porte du satellite de l’ESA, qui a été conçue et montée au Centre Spatial de Liège (CSL) en collaboration avec Qinetiq Space, s’est déroulée comme prévu. Le satellite va pouvoir prendre et envoyer ses premières images du ciel qui seront analysées par une équipe scientifique dont font partie des chercheurs de l’Université de Liège. Sans ce simple mouvement de l’obturateur, c’est toute la mission qui aurait été compromise.

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l était 7h38 ce mercredi 29 janvier 2020 quand l’équipe scientifique qui encadre la mission spatiale CHEOPS* (CHaracterising ExOPlanet Satellite) de l’Agence Spatiale Européenne (ESA) a poussé un "ouf" de soulagement depuis le Centre d’Opérations de la Mission, situé à l’Institut national de technologie aérospatiale (INTA) à Madrid (Espagne). La porte du satellite, conçue et montée au Centre Spatial de Liège - seule pièce mécanique qui protège les instruments embarqués sur le satellite du lancement à la mise en orbite - s’est ouverte comme prévu, permettant le début des observations prévues dans le cadre de la mission. Les premières images du ciel peuvent désormais être prises et la précision de CHEOPS vérifiée au cours des semaines à venir.

Pour Jean-Yves Plesseria, Ingénieur au Centre Spatial de Liège (CSL) : « Malgré la confiance dans la fiabilité du mécanisme d'ouverture de la porte, les dernières minutes avant l'envoi de la commande ont été très stressantes. Heureusement tout s'est déroulé selon les attentes et toutes les données nous ont montré que la porte était bien ouverte. La prochaine étape est l'acquisition et l'analyse des premières images qui doivent nous confirmer que CHEOPS fonctionne comme prévu. »

La mission spatiale CHEOPS, à laquelle participent également des chercheurs de l’Université de Liège – qui dirige la participation belge à cette mission- a pour objectif de mesurer le rayon et certaines caractéristiques de l’atmosphère d’exoplanètes déjà identifiées orbitant autour d'étoiles brillantes  situées dans le voisinage du système solaire.

Pour Valérie Van Grootel, chercheuse qualifiée FRS-FNRS au STAR Institute (Faculté des Sciences) et membre de l’équipe scientique de CHEOPS : « On a bien senti ce matin un grand soulagement à l'annonce de l'ouverture de la porte, tant du côté des ingénieurs que du côté des scientifiques. C'est aussi une vraie fierté liégeoise que tout se soit parfaitement bien déroulé ! Tout le monde est maintenant très impatient que les données scientifiques arrivent. » 

Pour Laetitia Delrez, chercheuse PostDoc à l’ULiège (Unités de recherche ASTROBIOLOGY et STAR / Faculté des Sciences) et membre de l’équipe scientifique de CHEOPS : « L’ouverture de la porte marque une étape importante. Nous allons à présent pouvoir commencer à tester les performances du télescope dans différentes configurations et sur différentes étoiles, représentatives des cibles que CHEOPS observera au cours des prochaines années. Cette deuxième partie de « mise en route » durera jusqu’à la mi-mars et sera aussi cruciale pour l’entraînement de tous les composants du segment sol, notamment le "Science Operations Center" à l’Observatoire de l’Université de Genève, d’où sera coordonnée la mission et où les données seront traitées et archivées. »

* La mission CHEOPS de l’Agence européenne est portée par un consortium de 11 pays : l’Autriche, la Belgique, la France, l’Allemagne, la Hongrie, l’Italie, le Portugal, la Suède, l’Espagne, la Suisse et le Royaume-Uni.

Consulter le site de la mission CHEOPS

Contacts

PLESSERIA Jean-Yves I Centre Spatial de Liège

VAN GROOTEL Valérie I STAR Research Institute I Faculté des Sciences

DELREZ Laetitia I STAR Research Institute I ASTROBIOLOGY I Faculté des Sciences

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