Michaël Herfs, lauréat de l’Audacious Medical Grant en oncologie 2023


Dans Projet de recherche

Après Laurent Gillet en 2022, c’est au tour de Michaël Herfs, Chercheur qualifié FNRS à l’Université de Liège de se voir attribuer l’Audacious Medical Grant en oncologie pour ses recherches dans le domaine des cancers du col de l’utérus. Ce financement est octroyé à des scientifiques qui proposent un projet orignal, audacieux et disruptif.

L

es projets de recherche scientifique sont la plupart du temps octroyés sur base des compétences et des domaines précis d’étude des chercheuses et chercheurs qui les soumettent. Des mécanismes qui offrent peu de place à l’originalité et à la valorisation de compétences de recherche connexes, ces projets pouvant être reconnus comme trop risqués et qui sont directement écartés. L’Audacious Medical Grant (AMG) ou Bourse médicale audacieuse veut offrir cette opportunité à des scientifiques qui souhaitent développer un projet de recherche qui sort un peu des sentiers battus et de leurs domaines de compétence. Financé par du mécénat privé, l’AMG propose une bourse de 120.000€ à un projets disruptif, c’est-à-dire qui propose des méthodes de recherches en rupture avec les habitudes.

La bourse de cette année a été attribuée à Michaël Herfs, chercheur qualifié du FNRS au sein du GIGA de l’Université de Liège. Son projet intitulé « Impact des infections à papillomavirus humain sur les propriétés «souches »/de différentiation des cellules jonctionnelles cervicales » s’intéresse aux cancers du col de l’utérus et plus particulièrement à leurs origines. « Cela fait plus de 40 ans que l’on pense que les deux sous-types de cancer du col doivent forcément avoir une origine différente. Pourtant nos recherches préliminaires nous laissent penser qu’une petite population cellulaire, située à l’interface encore l’exo et l’endocol, pourrait être multipotente (capable de se différencier en plusieurs types cellulaires) et être à l’origine de la plupart (~90 %) des lésions (pré)cancéreuses tant glandulaires qu’épidermoïdes». Le projet porté par Michaël Herfs visera ainsi à répondre à l'une des dernières questions non résolues liées aux infections cervicales à HPV et au développement cancéreux associé. Quant à son taux de réussite ?  “Je pense que ma probabilité d’avoir raison ou tort est de 50/50. Je n’allais proposer un projet pour lequel je n’avais que 10% de chance d’avoir raison. Je ne suis pas un chercheur fou. », dit-il en riant.

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Michaël HERFS

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