Mission spatiale

Les télescopes TRAPPIST de l’ULiège comptent parmi les supports au sol de TESS


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Image : NASA Goddard Space Flight Center

Nouvelle étape dans la quête de vie ailleurs dans l’univers, le télescope spatial TESS de la NASA sera lancé ce lundi 16 avril 2018 depuis le Centre Spatial Kennedy (Floride, USA)  par un lanceur Falcon9 (SpaceX). Les télescopes TRAPPIST-Sud et TRAPPIST-Nord de l’Université de Liège comptent parmi les supports au sol de cette nouvelle mission spatiale d’envergure.

L

a NASA est sur le point de lancer TESS (Transiting Exoplanet Survey Satellite), un télescope spatial destiné à la recherche d’exoplanètes par la méthode de détection des transits. Le principal objectif de la mission sera de détecter des planètes telluriques orbitant dans la zone habitable de leur étoile. Le lancement de TESS constitue une nouvelle étape dans la recherche de planètes en dehors de notre système solaire.  « Au cours de sa mission de deux ans, TESS observera environ 500 000 étoiles proches – jusqu’à 200 années lumière – afin de détecter des transits d'exoplanètes de toutes tailles, certaines aussi petites que la Terre. Au final, il devrait découvrir plusieurs milliers d’exoplanètes, explique Michaël Gillon, chercheur qualifié f.r.s-FNRS au STAR Institute de l’ULiège. De plus,TESS devrait trouver des dizaines d'exoplanètes potentiellement habitables, y compris quelques unes se prêtant bien à une caractérisation atmosphérique détaillée, comme les planètes TRAPPIST-1» 

TESS ne travaillera toutefois pas seul. La confirmation de la nature planétaire des exoplanètes candidates nécessitera l'appui d'un grand nombre de télescopes terrestres. « Parmi eux, il y aura nos télescopes robotiques TRAPPIST-Sud et TRAPPIST-Nord, le premier opérant depuis le Chili et le second depuis le Maroc, reprend Michaël Gillon. Ces télescopes au sol collaboreront avec d'autres pour confirmer ou rejeter la nature planétaire des candidats identifiés par TESS, et affiner les mesures de leurs tailles et de leurs périodes orbitales. » La compilation des données récoltées par TESS et le suivi des télescopes terrestres permettra de déterminer la composition des exoplanètes découvertes. Cela révélera si les planètes sont rocheuses (comme la Terre), géantes gazeuses (comme Jupiter), ou quelque chose de plus inhabituel. De plus, certaines de ces planètes seront étudiés de façon plus poussée par le James Web Space Telescope, dont le lancement vient d’être retardé à 2020.

Contacts

STAR Research Institute  - www.star.uliege.be

Michaël Gillon - Michael.Gillon@uliege.be

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