International

Le conflit Israël-Hamas


Dans Institution

Un message d'Anne-Sophie Nyssen, Rectrice.

J’ai été interpellée en tant que rectrice, à plusieurs reprises, sur le fait que l’ULiège n’ait pas pris position sur l'escalade du conflit entre Israël et le Hamas.

En tant que psychologue, je me souviens que Paul Watzlawick nous a dit : « On ne peut pas ne pas communiquer ». Tout silence a un sens, qu'on le veuille ou non.

Une université peut-elle donc se taire dans la période dramatique que nous vivons ? Quel serait le sens de ce silence ?  Indifférence ? Déni ? Approbation honteuse ? Peur ? Mais, en même temps, quel serait le sens d'une prise de position institutionnelle dans un tel contexte ?  Notre université recouvre une grande diversité de membres, de nationalités, et de façon certaine, de positions individuelles vis-à-vis de ce conflit. Comment faire alors émerger une position de l'Université ? Par positionnement des autorités ? Par consensus ? Par referendum majoritaire ?

La question préalable est de savoir s'il est dans les missions d'une université de prendre position dans un tel contexte.  Nous n'avons pas publié de déclaration condamnant l'invasion de l'Ukraine par la Russie, mais en tant qu'université hospitalière, nous avons accueilli des étudiants réfugiés de pays en guerre.

Notre position n'est donc pas le silence. L'ULiège défend les valeurs de la démocratie et les droits humains tels que définis notamment par la Convention européenne des droits de l’homme et la Charte internationale des droits de l'homme des Nations-Unies , ainsi que par le droit international humanitaire.

En conséquence, au nom de l’ensemble de l’équipe rectorale, de l’administrateure et, j'en suis sûre, de toute la communauté ULiège, je condamne toute forme de terrorisme et j’appelle à l’arrêt de la violence contre les civils, ainsi qu'à l’accès de ceux-ci aux ressources vitales, aux soins et à l’aide humanitaire, et je m’engage à ce que l’ULiège soit un lieu d’accueil pour les étudiants et les chercheurs qui fuient la guerre, ainsi qu’un espace de dialogue, de tolérance et de solidarité entre les peuples et les cultures.

Pr Anne-Sophie NYSSEN, Rectrice

Partager cette news