COVID-19 et (dé)confinement : recherche

Ce qui se cache derrière les dessins d’enfants…


In Coronavirus Research

Il n’est pas simple de comprendre comment les enfants traversent cette crise et ce (dé)confinement ni, de leur côté, d’exprimer clairement leurs émotions. Et pourquoi pas à travers l’analyse de leurs dessins ?

Fortes d’une expérience précédente basée sur des dessins, les psychologues Adélaïde Blavier et Alicia Gallo, du service d’expertise en Psychotraumatisme et Psychologie légale, mènent une recherche axée sur l’analyse de dessins d’enfants de 5 à 12 ans. L’idée est que les parents proposent à leur(s) enfant(s) de réaliser un dessin libre ayant pour consigne « Quand on te dit « coronavirus / covid-19 », à quoi cela te fait-il penser ? Peux-tu le dessiner ? ».

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L'idée aragraphe de cette recherche vient d’un précédent travail mené par Adélaïde Blavier, qui avait reçu, par l’intermédiaire du journal pour enfants « Les Niouzz » (RTBF), 250 dessins d’enfants exprimant leur ressenti suite aux attentats du 11 septembre 2001. « Nous avions travaillé sur les différents types de contenus ressortant des dessins : à 98 %, il s’agissait de contenus dits primaires – des avions, des tours – et apparaissaient ensuite des contenus secondaires, en lien ou non avec les événements – des ambulances, des soleils, des nuages, des fleurs, des arbres, des cœurs » explique Adélaïde Blavier. Quelles fonctions endossent ces dessins ? « Il s’agit notamment d’éléments qui permettent de se rassurer, de voir le positif malgré la catastrophe ».

Les psychologies réitèrent donc cette expérience riche d’enseignements en l’axant cette fois sur le Coronavirus et la situation de (dé)confinement. Comment les petits se représentent-ils sur papier cette situation inédite ? Voit-on des variations liées à l’âge, au sexe ? Les enfants représentent-ils plutôt la maladie, le virus anxiogène, ou bien le jardin, la famille et le soleil ? Cette recherche contribuera à mieux cerner la perception qu’ont les enfants de cette crise.

Adélaïde Blavier est professeur au Département de Psychologie, et dirige le service de Psycho-traumatisme et de Psychologie Légale. Elle mène des recherches au sein de l’ Unité de Recherche ARCh (Adaptation, Résilience et Changement).

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© Photo : Pixabay

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